On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut, de toujours plus haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On fume trop, on boit trop et on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gênes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelques choses, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien mais qui signe le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils nous donnent tant et si peu à la fois. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte réellement. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre, on a une carte de crédit à la place du cerveau et un aspirateur à la place du nez. On va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons que de vrais amis et une multitude de numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée, une génération ratée. Mais à ce qu'il paraît, on a pas le droit de s'en plaindre parce qu'on a tout pour être heureux. Pourtant on crève doucement dans notre univers d'enfant, des moulures à la place du ciel, repus, le sourire aux lèvres.
ALEX TURNER WILL YOU MARRY ME ?
I WILL FOLLOW YOU INTO THE DARK (Death Cab for Cutie)
Jouer Ajouter à mon blog# Posté le jeudi 08 mai 2008 14:23
Modifié le lundi 12 octobre 2009 16:03